10 juin 2009
La fin d'une époque ?
On m'en avait avertie..mais je ne voyais pas bien comment cela pouvait en être ainsi ... ?
Maintenant c'est assez clair :s : allaiter enceinte, c'est vraiment désagréable en fait. Moi qui adorait ces moments de complicité de câlin et de douceur, désormais ils sont devenu pénibles avec en fin de tétée l'impression d'avoir les seins "tout chiffonnés". Déjà, en très peu de temps Nihls ne tète plus la nuit à nouveau (il y a eu comme un moment de totale folie à mon retour où il réclamait non stop :p) en journée on est repassé à 3 tétées...sauf que là je ne me force plus.
Je me rends compte que j'ai tenté X fois d'arrêter l'allaitement avec comme visée hypothétique qu'il arrête de se lever la nuit: j'ai appris par la suite que ces réveils nocturnes n'étaient pas reservé uniquement aux enfants allaités mais que c'était plutôt selon le profil de l'enfant - besoin de câlin, de boire un biberon, un verre d'eau, un pipi...et j'en passe.
J'ai appris que lorsque je ne suis pas là, il peut faire de magnifique nuits complètes...contrairement à une amie qui me l'a conseillé (pour l'avoir expérimenté), je ne suis pas tentée de le confier deux semaines pour être sûre "que le cordon soit coupé" et qu'il ne me réclamera plus. Dans le fond, s'il réclame c'est qu'il y a besoin à combler. Et ce besoin tend à se réduire de plus en plus.
Ensuite il y avait l'âge. Passé 12 mois le regard attendri sur un bébé allaité tend à se faire rare aussi...A force de remarques, de suggestions, on fini par se demander si toute la cause de nos "malheurs" (les nuits de Nihls, son attachement pour moi trèèèèès prononcé, le peu de liberté de mouvement au début lié à l'allaitement) et merci Freud pour le fameux complexe d'Oedipe, comme une épée de Damoclès au dessus des mamans qui sont proches de leur garçon (fusionelle ? mère poule ? besoin de combler un manque et j'en passe ? ou tout implement heureuse de s'occuper de son petit loulou ?)...qu'en est-il des filles ? j'ai l'impression que c'est moins suspect.
Enfin c'est teeeeeellement plus simple le biberon. Au moins on est dans la norme. On allaite 3 mois et hop. Biberon. Comme tout le monde. Pas de remarques. Pas de suggestions. Pas de remise en cause. Le biberon, neutre, accessible à tous (même au papa !!!).
Eh ben j'y ai sérieusement songé pour la petite frite ! Comme ce serait plus simple. On se compliquerait la vie avec du matériel de puericulture...mais on ne m'embêterait plus sur l'allaitement. Le papa en premier. Plus de remarques idiotes du style "et à 18 ans tu feras comment ? " ( s'il n'est pas trop nouille à cet âge-là, je l'enverrai chez sa copine). J'en ai discuté avec Jocelyn...qu'en pense-il ? il pourrait avoir une relation privilégiée ainsi sans oublier que la nuit il pourrait participer (hé hé hé) et là, consternation. Non. Il ne veut pas y participer. Juste que j'allaite moins longtemps.
Mais alors le bon timing c'est quoi ? 5 mois pour l'une ? 12 mois l'autre ? 23 mois pour celle-ci ? 2 mois pour celle-là ? ? ?
Et le bon timing pour moi c'est quoi ? C'est lorsque l'une ou l'autre partie veut s'arrêter. Il se trouve que là, c'est moi. Pour des raisons de confort, par besoin de me consacrer uniquement à ma petite frite, de me préparer pour elle mentalement, physiquement. Et c'est bien plus simple à expliquer à Nihls, pour rester cohérente, pour ne pas être tentée de revenir en arrière. La décision mûrit depuis que j'ai appris que j'étais enceinte. Elle vient de moi.
Et ce matin au lieu de l'éternel rituel tétée-câlin du réveil, on a fait un gros câlin et pleins de bisous de partout en chahutant dans le lit... la tétée était zappée. Et j'étais soulagée de ne l'avoir pas faite.
En regardant en arrière, je regrette un peu tous ces moments de doutes, ces crises qu'on a passée avec Nihls parcequ'on a connu des hauts et des bas avec Jo dans nos jobs respectifs, que nous n'étions plus du tout à son écoute et que la seule chose que nous souhaitions à ce moment-là c'était LA PAIX, DORMIR, NE PLUS L'ENTENDRE !!!! C'est là que j'hésitai à le sevrer, qu'on a commencé à être plus dur pour voir si tout cela ne venait pas de notre souplesse...et le résultat a été pire. En fin de compte on aurait pas changé 36 fois de directions, on serait resté sur la même, celle qui nous correspond le plus tout simplement, Nihls n'aurait pas eu ET a subir notre stress Et à essayer de suivre nos mouvements d'humeurs en ce qui concerne notre façon de faire avec lui.
Maintenant que le choses se calment (avant la prochaine tempête ? :p) je sais que désormais, dans notre façon de faire, je me prendrai moins la tête. Il y a des milliards de parents aux expériences différentes, aux enfants différents et pas UNE SEULE recette miracle applicable à tous. Alors qu'au début je trouvais ça assez angoissant d'être toujours dans le doute, de ne jamais savoir si oui ou non c'était la bonne façon de faire, finalement c'est assez reposant de savoir qu'on a toute la liberté de faire selon son ressenti, non ?!?
NB : marrainepolenord, ce qui est écrit plus haut ne fait pas partie des newsettes à venir ;p !
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